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»






Mlle Bloodstone,
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 « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »

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MessageSujet: « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »   Mar 24 Nov - 15:36

Il 'pouvait pas se choisir un autre banc,
Celui-là?

16 août 2008, 8h46 am.

Le soleil s’était levé il y avait de cela quelques heures déjà en cette matinée d’août, berçant la grande ville de ses rayons chaleureux alors que ses habitants, pour la plupart du moins, profitaient encore de la tendresse et du confort de leur lit sans même que l’idée de s’en extirper n’eut traversé leur esprit. C’est pourtant en ces heures matinales que la jeune voleuse arpentais les avenues et boulevards de la citée de verre depuis de nombreux jours déjà, scionnant distraitement le paysage urbain en laissant ses pas la guider au gré de ce labyrinthe qui, chaque matin, trouvait son terme devant la IBO, International Bank of Ottawa. Alors, prenant place sur un banc, elle observait les allées et venues des passants, analysait les entrées et sorties des clients, les heures au cours desquelles l’achalandage se faisant plus grand, accumulait tous ces renseignements et bien d’autres encore pour créer un dossier qui s’alourdissait de jours en jours, et qu’elle ne cesserait de faire croître que lorsqu’elle aurait cumulé tout le nécessaire pour procéder à la seconde étape de son projet, la préparation de l’infiltration de cette banque dite impénétrable.

C’était d’ailleurs du bon pied que s’était levée notre jeune orpheline ce matin là, puisque ce n’est qu’après avoir travaillé une partie de la nuit sur l’analyse et la comparaison de ses précieuses notes qu’elle avait prit conscience du point auquel ses recherches étaient déjà bien avancées, chose qui ne pouvait qu’être une motivation supplémentaire pour elle qui jubilait déjà à l’idée de passer aux choses intéressantes.

Il fallait avouer qu’elle avait un petit quelque chose de marginal; Alors que les principaux intérêts de sa génération se résumaient globalement à la mode et aux vies fascinantes qu’étaient celles des célébrités, elle ne rêvait que de défier les standards et les lois établies par la société; dépasser les limites, surpasser les attentes, démontrer que rien ne pouvait régir son univers, qu’elle était comme on dit libre comme l’air. Telles étaient ses aspirations et c’est bien ce qui faisait d’elle ce qu’elle était, une adolescente pour le moins hors des normes et qui s’efforçait du plus profond de son être de le rester. Et quel plaisir elle avait éprouvée chaque fois qu’elle et sa famille avaient faits l’un ou l’autre de leurs cambriolages; quel divertissement que de se payer ainsi la tête de tous ces idiots pour qui seuls leurs biens matériaux comptaient et qui se plaisaient à clamer haut et fort qu’ils avaient tout perdus dès qu’on les leurs enlevaient, alors qu’ils avaient pourtant toujours famille et santé. À avoir le choix entre renouveler cette sensation maintes fois ou le butin que l’on récolte, il n’existait pour elle aucune hésitation: Rien ne valait le sentiment qui l’envahissait, cette adrénaline enivrante qui ne lui laissait de répit que lorsqu’ils rentraient le butin en main, le fait accompli. Il n’y avait aucun doute possible, l’argent n’était que de très loin secondaire, et c’est la raison pour laquelle elle ne prendrait cette fois-ci pas même un dollars, pas même un centime dans les coffres de l’IBO; Non, elle avait beaucoup plus amusant en tête…

Quand elle serait parvenue à l’intérieur de la banque (parce qu’il ne faisait aucun doute qu’elle y parviendrait), son seul objectif serait de pénétrer le coffre-fort dans lequel se trouvent les biens des plus précieux clients de l’établissement. Là, elle n’ouvrirait rien, ne prendrait rien; elle déposerait seulement une frêle feuille en plein centre de la pièce, laquelle porterait une inscription dédiée au directeur de la banque, qu’elle avait, bien entendu, déjà préalablement écrite tant l’attente de ce moment se faisait cruelle : « N’avez-vous donc rien de mieux à me proposer? ». Simple, bref, mais surtout terriblement provoquant, surtout si elle parvenait à faire en sorte que les journalistes aient quelques informations à se mettre sous la dent, de quoi faire chuter brutalement la quotte de l’établissement et d’affoler quelques clients.

Alors, peut-être, ils renforceraient la sécurité, travailleraient à revoir tout ce qui aurait pu leur être une faille et chercher à y remédier; ce n’est qu’à ce moment que les choses deviendraient intéressantes, que l’infiltration de cette banque deviendrait un véritable exploit. Puisque si elle parvenait à y pénétrer une seconde fois, à déjouer encore tous les systèmes qu’ils auraient mis en œuvre pour sécuriser ses murs et l’empêcher d’y entrer, qu'elle signait encore son infiltration d’un ironique billet, alors il serait des plus divertissant de voir l’incompréhension et l’anxiété qui en découlerait et se propagerait. Maligne? Peut-être bien, mais avant tout audacieuse, sans compter qu’elle leur laissait leur précieux argent, n’était-ce pas faire preuve d’indulgence?

Mais pour le moment, même si elle réjouissait déjà des évènements à venir, elle n’en était qu’à leurs préparatifs et il lui fallait se concentrer sur son objectif, faire abstraction de son excitation. Sortant d’un sac en bandoulière qu’elle avait à son côté un bouquin, un cahier de type collégial et un crayon, elle recommença ses observations tout en mimant une lecture attentive, songeant que la journée à venir ne serait sans doute une fois de plus qu’une blafarde copie des précédentes. Ce dont elle ne se doutait pas, c’est que c’était en cette même journée, aussi banale ait-elle pu paraître, que son avenir allait prendre un nouveau tournant, qu’elle allait rencontrer celui qui orchestrerait son déclin. Et pourtant, quand ce monsieur arriva suffisamment près d’elle pour qu’elle ne remarque enfin sa présence, ne levant même pas le nez pour poser son regard sur le nouvel arrivant, l’unique pensée qu’il lui inspira fut des plus ingénues: « Mais il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »



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MessageSujet: Re: « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »   Mar 24 Nov - 16:29

« Roooggh... »

Naturellement de bonne humeur, Jason écrasa son poing sur le réveil qui venait de sonner. Les sourcils froncés, il accorda un regard bleuté à l’heure qui s’affichait au moyen d’une lumière faiblement diffusée. 05h30. Le jeune homme se leva, plaintif, ne manquant jamais une occasion de lancer une insulte faiblement prononcée à chaque mouvement qu’il effectuait pour se relever.
Une main féminine se glissa sur son torse, sensuellement douce, tandis qu’il grimaçait. Oups, il l’avait oubliée celle là. Il ne fut pas aisé de lui faire comprendre qu’il n’était absolument pas du genre à s’engager dans une relation sérieuse, mais après insistance et insultes bien entendu méritées, la jeune femme décampa. Il ne manqua pas de lui lancer un sourire charmeur lorsqu’elle se retourna avant qu’il ne ferme la porte, parfaitement conscient de ce qu’elle devait penser de lui. C’était un salaud. Mais un beau ! N’ayant pas le soupçon d’un regret, il haussa les épaules. Pourquoi se plaindrait-elle ? Elle avait passé la meilleure nuit de sa vie. Quand à lui, ce n’était qu’habitude et répétition, mais il ne désirait pas changer pour autant. Il se satisfaisait de sa situation, entretenait son égo par des gémissements féminins qui n’en demandaient que plus. Souriant finalement à l’idée de la nuit qu’il avait passé, il se dirigea vers la salle de bain et se glissa sous la douche.

C’était généralement son moment de réflexion, quand ce n’était pas un lieu de plaisir. Il allumait alors l’eau bouillante, soupirait de plaisir en fermant les yeux, rejetant la tête en arrière. Après avoir passé quelques secondes à jubiler devant un tel plaisir, il rinçait ses cheveux, laissait l’eau glisser sur son visage parfait. La scène se prolongeait un moment tandis que lui, perdu dans son petit quotidien finalement satisfaisant, se réjouissait de la suite des évènements. Cela faisait un moment qu’il se concentrait sur cette adolescente, et elle lui semblait tellement différente... Avec une dizaine d’années de plus qu’elle, il devinait sa maturité. Et étrangement, connaissant son dossier, il avait comprit qu’elle était très indépendante. Il se voyait dix années plus tôt, avec son indépendance au bout des doigts, le sang de son père sur sa lame, et le soutien de son ami Steeve. Il ne se doutait pas encore de l’importante qu’aurait cette jeune fille dans sa vie. Il partait du principe qu’elle serait vendue, comme les autres. Le contrat était arrangé depuis longtemps avec l’inspecteur, elle servirait seulement à blanchir un peu plus son casier judiciaire. Si l’inspecteur respectait sa parole, son casier serait vierge juste après. Mais cela exigeait qu’il se rapproche d’elle, qu’elle lui fasse confiance. Qu’elle le croie au moins de se jeter dans le piège avec les bras ouverts et un sourire aux lèvres. Il avait trahit celle qu’il avait su aimer, que pouvait signifier cette adolescente à côté ? Il ne se doutait pas qu’elle serait tout aussi importante qu’Adara et qu’elle influencerait tout autant sur sa vie.

Il s’était donc levé tôt, avait prit une douche éternelle avant de s’habiller correctement, enfilant une chemise et une veste de costume, allant jusqu’à la cravate pour un effet professionnel. Il avait prit soin de ses cheveux un certain temps, absolument obsédé par sa coiffure, puis était sorti de son appartement et s’était dirigé vers la ville. Vers la ville, ou plutôt vers l’IBO, banque mondialement réputée pour n’être pas humainement volable. En route, il souriait, ravi de se dire que ce serait une adolescente qui saurait leur prouver le contraire. Enfin... si elle en avait le temps.

Enfin, il arriva devant la banque. Son regard ne chercha même pas la jeune fille, car il connaissait son lieu d’observation, pour l’avoir en quelques sortes espionné durant ces dernières semaines. Elle était étrangement déterminée, elle n’abandonnait pas, revenait chaque jour et prenait note derrière son livre, le visage tranquille, l’air serein. Qui aurait pu suspecter des traits aussi innocents à première vue.. ? Surement personne... à part Jason. A part lui qui s’y connaissait en matière d’apparences. N’était-il pas le premier à s’en servir pour son intérêt personnel..?

Il l’avait observée un moment, jouant à merveille cette comédie. Il avait une petite sacoche avec lui, la tenait d’une main et lisait distraitement son journal de l’autre. C’était aujourd’hui qu’il devait intervenir. C’était aujourd’hui qu’il devait apprendre à la connaître et lui inspirer confiance. Il ne passerait pas par quatre chemins.
S’approchant avec assurance du banc où elle s’était installée, il su qu’elle l’avait remarqué. Pourtant, elle ne leva pas les yeux, restant parfaitement concentrée sur sa soi-disant lecture. Aussi passionnante soit-elle, elle le remarquerait. Il n’était le genre d’hommes à passer inaperçu. C’est ce qu’il lui prouva en lui adressant ces quelques mots.

« Hey, petite. Tu as besoin d’aide..? »

Franc. Elle ne devait absolument pas voir en lui un jeune homme qui cherchait à détourner son attention, ou à passer son temps en allant taquiner une adolescente. il cherchait seulement à lui faire comprendre qu’il avait vu clair dans son jeu. Le comprendrait-elle ? Son ton amusé le sous-entendait clairement.
Volontairement, il l’avait appelée de la manière la plus familière qu’il ait trouvée, sans être insultant pour autant. Elle lui inspirait un tel surnom. Une petite. Une gamine. Une sale gosse particulièrement intelligente, rien de plus. Il la traiterait comme il avait traité les autres... C’était du moins ce qu’il pensait.
Ce surnom avait du provoquer une pulsion en elle qu’il ressentit immédiatement. Etirant un léger sourire partagé entre satisfaction et provocation, il s’approcha d’un pas encore, histoire de lui faire comprendre qu’il n’était pas arrivé jusque là pour la laisser tranquille.


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MessageSujet: Re: « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »   Mar 24 Nov - 16:39

Une démarche silencieuse, discrète, de quoi vous faire sursauter si vraiment vous seriez plongé dans un livre fascinant comme elle s’était jusqu’ici efforcé de le mimer. Mais alors pour une première approche… difficile de tomber plus mal. Si d’apparence le nouveau venu faisait avant tout penser à un gentleman avec cette tenue élégante, cette allure soignée et ce sourire charmeur digne des plus grands tombeurs, ce n’était pas avec une entrée en matière telle que celle-ci qu’il parviendrait à s’attirer les faveurs de l’orpheline.

Pourtant, c’est sans même lever le nez que MiaKym l’avait écouté, s’efforçant de paraître aussi neutre que possible pour ne pas éveiller les soupçons de l’inconnu… chose qu’elle ne réussit qu’à moitié, puisque ses talents d’actrice, aussi grands furent-ils, ne suffisaient visiblement pas à refouler une pareille irritation. Ses doigts se crispèrent légèrement sur l’ouvrage littéraire à l’entente de ce surnom irréfutablement prétentieux tandis que la voleuse faisait un effort pour se maîtriser, parvenant à conserver cet air serin et détaché alors qu’intérieurement, la tempête s’était levée. Mais, bien que ce fut avant tout l’emploi du qualificatif honni qui sut attirer l’attention de la dite « petite », il ne fallut pas plus de quelques secondes pour que l’aigreur ne cède place au questionnement, au moment où l’inconnu lui demanda si une quelconque aide lui serait utile.

Étonnée par une telle question, l’asiatique ne put s’empêcher de relever les yeux vers son interlocuteur, plongeant ses prunelles dans celles de Jason, les sourcils légèrement froncés, juste assez pour qu’il soit en mesure de constater son embêtement. Il était, à dire vrai, assez bel homme; Grand, proportionnellement bâtit, possédant des traits parfaitement symétriques et, surtout, un regard d’azur qui aurait su en faire tomber plus d’une, ajoutez à cela le costume et l’assurance que l’on flairait à des lieues à la ronde et vous obtenez le kit complet du parfait séducteur. Et pourtant, ce sourire pour lequel tant de dames avaient du succomber insupportait déjà la jeune voleuse, qui n’y voyait rien de moins qu’une manière d’exprimer la satisfaction qu’elle venait de lui occasionner en lui accordant les quelques secondes d’attention qu’il était venu chercher. Sans compter que cette expression sur son visage, cette sorte d’attente d’une réaction qu’il connaissait déjà ne laissait aucun doute : Ce type là n’avait pas posé cette question en toute innocence, et il s’était bien arrangé pour le faire comprendre à l’orpheline en conservant malgré tout sa part de mystère, de quoi l’intriguer, voire la forcer à l’interroger à son tour; Agace, va, s’il croyait qu’elle allait tout bonnement se jeter dans son scénario…

Elle prit quelques secondes encore pour le détailler, un laps de temps relativement court afin d’éviter de paraitre larguée, mais bien suffisant pour avoir le temps d’opérer à une réflexion plus ou moins approfondie sur cet inconnu qui avait eut le toupet de la surnommer ainsi. Tout d’abord, il n’y avait qu’à remarquer ses habits pour comprendre que le nouveau venu devait être considérablement aisé financièrement, il pouvait donc tout aussi bien s’agir d’un agent de l’ordre occupant un rôle assez important au sein de la hiérarchie, que d’un criminel qui avait d’ors et déjà trouvé le secret de la sérénité. Mais un flic serait-il venu à elle vêtu de manière à laisser deviner ce désir de faire bonne impression, en s’adressant à la criminelle le plus normalement du monde sur un ton qui frôlait même bornes de la provocation? Non, tout bon flic qui se respecte aurait d’abord attendu qu’elle commette une bêtise, qu’elle fasse une erreur qui puisse lui être utile côté juridique, mais il n’aurait certainement pas abordé sa proie et dévoilé son identité sans même avoir un quelconque chef d’accusation à se mettre sous la dent. Cette hypothèse était donc à écarter, heureusement pour elle, cela signifiait qu’il ne représentait aucune menace; enfin, jusqu’ici, en tout cas...

Comme si elle s’était soudainement désintéressée de l’existence de l’homme qui l’avait apostrophée, elle ouvrit son livre là où elle l’avait laissé, léchant délicatement le bout de son indexe avant de tourner la page, prête à reprendre sa lecture quand elle se décida à laisser échapper quelques mots, tâchant d’oublier l’appellatif dont il avait fait usage pour conserver un ton aussi neutre que faire se pouvait.


« Si j’ai « besoin d’aide »? Que voulez-vous dire? Parce qu’à moins que vous ne fassiez allusion au fait que vous empêchez le soleil d’éclairer ma page, ce en insinuant que j’aimerais beaucoup - je me permets d’insister sur le « beaucoup » - que vous vous poussiez pour le laisser passer, non, je ne vois pas en quoi vous pourriez m’être utile, monsieur…? »

« Costard-cravate »? Non, peut-être un peu trop direct. Autant jouer la carte de l’innocence, ou à peu près, en tout cas, puisqu’à son tour elle s’était adressée à lui par le biais de sous-entendus, feintant l’incompréhension en employant malgré tout un ton qui lui laissait clairement deviner qu’il pouvait rebrousser chemin immédiatement, elle n’en serait que satisfaite. Peut-être était-ce un peu brutal, comme premier contact, mais après tout qu’en avait-elle à faire? Il l’avait bien cherché, en la nommant de manière aussi grotesque, sans compter qu’il semblait déterminé à ne pas repartir sans avoir eut ce qu’il voulait; autant lui clouer le bec tout de suite, à ce prétentieux. En tout cas, à moins d’être réellement maître dans l’art de la sottise, il aurait certainement comprit que ce genre de surnoms n’allait guère à la jeune nippone, qui regrettait déjà de ne pas être plus enveloppée et d’ainsi avoir de quoi occuper le banc en entier, simple question de s’assurer que l’idée de prendre place à ses côtés ne traverserait pas l’esprit de cet inconscient.

« Maintenant, si vous le voulez bien… »

Sans avoir relevé les yeux vers lui depuis sa première intervention, elle en revint à son bouquin ou fit du moins comme si, laissant comprendre à l’homme que de poursuivre la conversation ne le mènerait nulle part; Désagréable? Peut-être bien, mais elle avait avant tout du répondant et un fort tempérament, choses qu’elle n’entendait pas atténuer et ce particulièrement avec une entrée en matière telle que celle que venait de faire Smith; « Petite », non mais…



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MessageSujet: Re: « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »   Mar 24 Nov - 16:45

Oh, pauvre petite. Elle n’avait pas apprécié le surnom. Jason s’était parfaitement renseigné sur elle, et il la savait assez indépendante pour se douter que ce genre de surnom était susceptible de la vexer. Mais c’était son but, en réalité, il voulait la tester afin de lui trouver des faiblesses. Car évidemment, pour qu’une gamine de son âge se lance dans le vole d’une banque mondialement connue comme inviolable, il fallait qu’elle soit pourvue d’un courage relativement rare voir introuvable à ce stade de maturité. Car ici, de toute évidence, il s’agissait soit d’un acte longuement réfléchi, soit d’une folie. Dans les deux cas, Smithy’s la pensait assez téméraire pour prétendre gagner contre ceux qui avaient osé affirmer que cette banque était inviolable.
En tout cas, si elle avait souhaité dissimuler sa réaction, c’était raté. Une crispation au niveau des mains, un regard visiblement lancé pour lui faire comprendre qu’il la dérangeait. Bien sûr, qu’il la dérangeait ! Il s’en réjouissait, c’en était déjà.. Divertissant.
Et puis, elle avait beau dissimuler ses sentiments, son regard était tout à fait parleur. Peut-être pas pour un banal passant, qui l’aurait cru en train de lire, qui serait parti devant un tel regard, mais pour Jason, ce regard était plus que significatif. Une flamme intense brillait dans ses yeux, comme si un poison haineux était entré par effraction dans ses veines. Elle le détestait. Elle détestait son assurance, son côté effronté, sa manière de s’adresser à elle.
Ainsi, après un court temps de réflexion à son sujet, ses lèvres s’entrouvrirent et elle su répondre. La réponse était parfaite, mesurée, réfléchie. Elle était à la fois osée et polie, tout ce qu’il fallait pour provoquer en lui une flamme de satisfaction future. Il se ravissait déjà de lui avoir adressé la parole, cette once d’insolence lui plaisait terriblement. C’est qu’elle avait de la répartie, cette gamine ! Encore une preuve de maturité que de lui répondre calmement sans apparaître troublée.

- Si j’ai « besoin d’aide »? Que voulez-vous dire? Parce qu’à moins que vous ne fassiez allusion au fait que vous empêchez le soleil d’éclairer ma page, ce en insinuant que j’aimerais beaucoup - je me permets d’insister sur le « beaucoup » - que vous vous poussiez pour le laisser passer, non, je ne vois pas en quoi vous pourriez m’être utile, monsieur…?

Il étira un sourire à la fois charmeur et détestablement irritant par son côté si sûr de lui.

« Smith. »

Le coin de ses lèvres frémit un instant, tandis qu’il passait sa main dans ses cheveux. Il jubilait. Inconsciemment, elle s’intéressait à sa personne. Elle devait se demander qui était cet effronté, ce vieux qui devait probablement prendre son pied à venir déranger les jeunes filles. La réalité était tout autre, mais en attendant, elle pouvait se bercer d’illusion et penser que son plan n’allait pas échouer par cette seule rencontre. Lui, le savait. Lui, avait tout préparé.

- Maintenant, si vous le voulez bien…

De nouveau, un sourire. Elle avait retrouvé sa soi-disant lecture du regard, et prétendait ne pas faire attention à lui. Parfaitement conscient qu’il allait l’agacer au plus haut point, il fit comme s’il n’avait pas entendu cette phrase, et continua sa présentation.


« Jason Smith, en réalité. Mais tu peux m’appeler Smithy’s. Généralement les gamines dans ton genre préfèrent les petits surnoms, non ? »

Jubilant, il poursuivit.

« Quand à ta soi-disant lecture, tu n’es pas du tout crédible. Si tu lisais vraiment, tu ne te serais même pas aperçue de ma présence. Enfin, comme je suis de très bonne humeur, je te laisse ton rayon de soleil. »

Il lui parlait comme à une enfant, et se réjouissait déjà de l’énervement qu’il devait produire en elle. Il savait que c’était un très bon début. Il espéra qu’elle se sente rassurée par ses derniers mots, afin de mieux la décevoir par la suite. Pensait-elle qu’il allait s’en aller ? Lui laisser son rayon de soleil et simplement partir ? C’était se tromper sur son compte, car après s’être décalé d’un pas, il soupira, joyeux, et s’assit sur le banc, juste à côté d’elle.
Il ne la regarda pas mais sourit calmement, comme bercé par ce soleil. Il croisa une jambe, appuya son bras sur le dossier du banc, adoptant ainsi une position très assurée. Tout à fait détestable.


« Enfin, c’est une très belle journée.. Que fais-tu semblant de lire.. ?»

Elle devait être outrée. Non seulement il la dérangeait, mais en plus il s’asseyait à côté d’elle, et pour couronner le tout, il lui adresser des paroles des plus banales. C’était de la pure provocation, il fallait qu’elle le devine. C’était nécessaire, il fallait qu’elle se souvienne de lui. Il fallait qu’elle le déteste à un tel point qu’elle prendrait au sérieux ses projets. Sa question n’était donc d’aucune importance, et il espérait même qu’elle lui réponde insolemment en refusant de répondre. L’apothéose aurait été qu’elle l’insulte, qu’elle le frappe, qu’elle lui hurle dessus. Enfin, il la connaissait très peu, mais juste assez pour deviner qu’elle se contrôlerait.. en partie.
Il avait déjà posé sa sacoche à côté de lui, et l’ouvrait discrètement de sa main droite. Si elle répondait à ses attentes, il lui donnerait surement l’enveloppe qui saurait lui révéler le but de son approche. C’était comme un test. Il fallait qu’il sache si elle était au niveau. Il fallait qu’elle s’énerve, mais qu’elle sache se contrôler. Il devait savoir si elle était capable de surmonter des situations atrocement lassantes, si elle savait se maîtriser et dans le même temps agir de manière à ce qu’on ne soit plus dans l’optique de se centrer sur elle ou de la déranger plus longtemps. A elle d’agir.


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MessageSujet: Re: « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »   Lun 30 Nov - 23:48

Voyez-vous ça… Ainsi donc, il voulait tester le tempérament de l’orpheline, établir quelles étaient ses faiblesses afin de mieux pouvoir s’immiscer dans son petit monde? Eh bien, cette première réponse avait sans nul doute su lui apporter satisfaction, puisque ce n’est qu’avec une semi-retenue que MiaKym avait renvoyé son impertinence à son interlocuteur, lui laissant comprendre que le sous-entendu ne lui avait pas échappé, mais que de lui donner ce qu’il voulait ne s’inscrivait certainement pas dans ses intentions.

Aussi, après cette brève mais ô combien révélatrice intervention, la voleuse avait délaissé l’inconnu du regard pour reporter celui-ci vers l’ouvrage dont elle s’appliquait minutieusement à mimer la lecture, laissant ainsi à l’homme le loisir de comprendre que sa présence n’évoquait en elle rien de plus qu’un profond désintérêt. Mais pourtant, visiblement peu soucieux de constater le point auquel son arrivée importunait la nippone, l’indésirable reprit la parole sitôt que celle-ci lui fut léguée, se présentant au nom de Smith sans faire preuve de plus d’artifices – pour l’heure, en tout cas.

Sans se donner la peine d’en faire autant (et ne désirant, de toute façon, pas donner à cet effronté l’occasion de relancer la discussion), l’adolescente conserva cet air détaché et se contenta de ponctuer le tout d’une courte phrase en guise de conclusion, laquelle était destinée à faire perdre l’envie à son interlocuteur de poursuivre la conversation. Malheureusement, ce monsieur Smith semblait un peu plus difficile à dissuader que ce qu’elle avait pu croire, puisque c’est en ignorant littéralement la dernière intervention de la jeune fille qu’il reprit la parole pour terminer sa présentation, mais ce qui suivit cette intention pourtant supposée être inoffensive allait créer bien des remous...

Immobile, calme et concentrée d’apparence, la prononciation du mot honni sembla provoquer chez MiaKym une sorte de raideur relativement dissimulée, mais probablement perceptible pour quelqu’un qui, comme Smith, n’espérait que ce genre de réaction. Cette petite irritation qu’elle avait ressentie au cours de la première manifestation de l’homme n’était en rien comparable avec le sentiment qui envahissait à présent l’orpheline en son fort intérieur. Non seulement « Môsieur » s’était adonné à une approche pour le moins inappropriée, mais il semblait en plus déterminé à poursuivre sur cette pente glissante, témérité qu’elle espérait foncièrement savoir lui faire regretter. À cet instant, le laisser se prendre à son propre jeu ne suffisait plus, elle devait non seulement participer avec lui, mais aussi (et surtout) gagner, écraser cette assurance insupportable qu’il dégageait, triompher sur cette impétuosité qu’il avait à deux reprises déjà laissé se manifester. S’il croyait qu’elle était de ceux qui se laissaient diminuer et mépriser de la sorte en tendant l’autre joue, elle se devait de lui... oh... mais bien sûr... C’était exactement ce qu’il attendait d'elle, qu’elle réagisse, qu’elle laisse tomber sa garde, mais l'orpheline n’était pas aussi dupe et naïve. Ainsi donc, il la considérait comme une « gamine »… Eh bien elle se ferait une joie de lui démontrer qu’elle était bien plus que ce qu’il avait eut le culot supposer en la nommant ainsi.

Smith reprit alors, lui confiant que sa pseudo-lecture n’était en rien crédible, ce qui engendre à nouveau une légère pulsion chez l’orpheline; mais pour qui il se prenait, celui-là? Sa lecture était parfaitement crédible, pour la simple et bonne raison que personne ne l’avait encore remarquée malgré le temps depuis lequel elle fréquentait les lieux, et basta! S’il croyait qu’il allait venir lui faire la leçon, il pouvait aller se rhabiller, cet abruti… et puis avec une entrée en matière comme celle qu’il avait faite, même un paresseux sous anesthésie aurait réagi. Oh non, ce type là n’allait pas mettre en doute ses aptitudes en matière de vol, ce serait bien le bouquet! Son « Zen-ô-mètre » étant sur le point d’arriver à saturation, il s’en fallut de peu pour que MiaKym ne prenne la parole pour remettre cet inconscient à sa place, mais celui-ci poursuivit en annonçant qu’il lui « laissait son rayon de soleil », l’orpheline sentant enfin une vague de satisfaction l’envahir… pour qu’elle ne passe cruellement sous la guillotine l’instant suivant.

Car non, malgré le faux espoir que lui avait accordé Smith en laissant sous-entendre qu’il la laisserait enfin en paix, l’interprétation de ses paroles avait en réalité un sens tout autre; plutôt que de s’éloigner suite à la prononciation de ces mots, il ne fit que se décaler légèrement pour prendre ensuite place à ses côtés, adoptant la position qui lui sembla la plus confortable, visiblement décidé à n’accorder aucun répit à l’adolescente; Génial, ‘manquait plus que ça, elle allait maintenant devoir se coltiner le lourdaud de service jusqu’à ce qu’il ne se lasse de l’importuner; Si seulement cette journée avait pu être aussi monotone que prévu…

Il s’amusait littéralement à ses dépends, cela ne faisait plus aucun doute, et la seule question qui demeurait encore était « Pourquoi? ». Elle ne le connaissait ni de nom, ni de visage, et se serait de toute façon probablement souvenu d’un pareil effronté si elle n’avait fait que le croiser un jour. L’hypothèse d’un lien éventuel avec les services de police n’étant que très équivoque, elle voyait difficilement d’où elle pouvait bien connaître ce Smith, ou plutôt d’où ce dernier pouvait la connaître, elle. Mais leur rencontre n’était assurément pas le fruit du hasard, pas de la manière dont il était venu à elle. Il avait su exactement quels étaient les mots à prononcer pour se faire remarquer par l’orpheline, et savait aussi pertinemment ce que cachait cet air inoffensif qu’elle adoptait en quasi-permanence. Ce type n’était pas un amateur, et contrairement à elle qui s’interrogeait de plus en plus, il était en parfaite maîtrise de la situation.

« Enfin, c’est une très belle journée. Que fais-tu semblant de lire... ?»

Curieusement, les lèvres de l’orpheline s’étirèrent en un léger rictus après cette dernière intervention, comme si la frustration qui l’avait envahie il y avait de cela quelques instants à peine venait tout juste de se voir dissipée pour céder place à une toute autre attitude. La présence se Smith l’insupportait-elle moins en raison de sa manifeste insignifiance? Avez-vous seulement étés assez bête pour le croire… Non, si cette dernière remarque avait su amuser l’orpheline, c’était par son côté ironiquement innocent; Il la faisait tourner en bourrique, purement et simplement, comme s’il avait voulu qu’elle le questionne, qu’elle lui démontre ne serait-ce qu’une once d’intérêt. Oui, il était plus possible qu’il cherche à la forcer à faire les premiers pas, mais il semblait oublier un détail: MiaKym n’était certainement pas aussi docile qu’il semblait le croire, puisque derrière ces traits pourtant fins et délicats se dissimulait une personnalité fort arrogante et hargneuse, qui se plaisait à défier l’autorité ou toute forme de docilité dès que l’occasion s’en présentait. S'il voulait s'adonner avec elle au jeu de la provocation, il serait servit...

« « Comment se débarrasser d’un boulet 101 ». Très intéressant, mais si vous pouviez revenir un autre jour, j’aurais peut-être plus de facilité à mettre en pratique. Je n’en suis qu’au chapitre 2, vous comprenez… »

Elle envoya alors son regard vers lui sans détourner la tête de l’Océan Mer d’Alessandro Baricco, non par négligence de ses intentions, mais on ne peut plus volontairement, juste assez pour que Smith soit en mesure de se sentir visé; elle voulait lui faire comprendre qu’elle savait pertinemment que sa présence à ses côtés n’était pas anodine, et qu’elle attendait maintenant qu’il lui révèle la raison de celle-ci, qu’il en vienne droit au but - sans trop tarder, dans son intérêt, parce que si elle lui laissait la chance de lui exposer la raison pour laquelle il était venu à elle, elle ne le laisserait sûrement pas se jouer d’elle plus longtemps; elle était d’un naturel patient… quand on ne se payait pas sa tête gratuitement.

Elle avait su lui répondre de manière aussi posée qu'au cours de sa précédente intervention, tout en ne se gardant pas d'user d'une pointe de sarcasme. Les cartes étaient distribuées, à lui de voir ce qu'il ferait de sa main...



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MessageSujet: Re: « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »   Mar 1 Déc - 15:32

Maligne, la petite. Elle débordait d’intelligence et de maîtrise d’elle-même. Si bien que lorsqu’il prononça la phrase avec jubilation, elle ne broncha pas. C’était presque imperceptible, tout était presque parfait. Juste une absence de réponse, une absence de réaction. Malheureusement pour elle cette absence n’était pas totale, et ce n’était pas un être comme lui que l’on pouvait tromper. Il l’observait sans arrêt, observait ses moindres détails. Elle ne pourrait pas frôler la page nerveusement, couper sa respiration une fraction de seconde, ni même avaler sa salive avec difficulté sans qu’il ne s’en aperçoive. C’était simple, il avait travaillé dans des conditions telles qu’aucune erreur ne pourrait pardonner. Et laisser filer un détail, même insignifiant, lui aurait apparu comme une erreur, une faille dans le système. Or son système, n’avait pas de faille. A part peut-être de terribles remords qui le rognaient.. Mais tout cela resterait secrets pour lui et son entourage, qu’il soit passager, à usage unique comme la fille avec qui il s’était réveillé le matin même, dont il avait oublié le prénom (ou peut-être qu’il ne l’avait jamais su ?), ou même des personnes plus proches. Par plus proche il entendait la relation qu’il désirait nouer avec la gamine, car cela faisait parti de son contrat.

Tout était clair dans sa tête. Faire en sorte que la fille lui fasse confiance, apparaître pour elle comme la famille qu’elle n’avait jamais eut, puis attendre le moment ultime avant de la livrer. Un plan qu’il envisageait comme simple, tout simplement parce qu’il n’avait jamais échoué. En effet, il n’avait jamais manqué à la moindre mission. Sauf peut-être à celle de protéger celle qu’il avait aimé. Enfin.. C’était du passé, et même si chaque jour il se haïssait en se croisant dans le miroir, il ne pouvait s’empêcher de prétendre s’aimer. Simple orgueil, incapacité à se montrer tel qu’il était réellement.

Ainsi, cette mission devait être d’une simplicité enfantine, elle se résumait comme les autres : Manipulation, création d’une certaine confiance, trahison. C’était dur de l’accepter, mais la police le faisait chanter. Il leur livrait des criminels à bout de bras et n’était jamais suffisamment récompensé. Et cette gamine, c’était la dernière. Le bouquet final. L’heure où il verrait son casier blanc comme neige, où il n’aurait plus de passé. Son passé serait celui qu’il inventerait. Puis il collectionnerait les femmes, encore et encore, vivrait de tout cet argent amassé au cours des années, travaillerait comme publicitaire ou tout autre métier reconnu où il apparaîtrait comme séduisant, et simplement fait pour réussir.
Malheureusement, son avenir ne s’annonçait pas si beau pour les prochaines années. Il ne se doutait en rien de l’attachement qu’il aurait à l’égard de cette petite qui l’ignorait actuellement en dissimulant presque parfaitement sa rage envers lui.

Et cette même petite, commençait à monter sérieusement dans son estime. Pour sa retenue, pour sa maîtrise de soi. Alors il augmenta la pression, prétendit lui libérer un peu de soleil et au lieu de ça s’assit près d’elle. De nouveau, aucun sourcillement, juste cette tension qu’il devinait en elle et qu’il ressentait de sa place, pour bien connaître cette sensation.
Puis, il posa sa question. Que lisait-elle ? Il fallait qu’elle comprenne qu’il ne comptait pas partir. Alors, regardant devant lui, il ne remarqua d’abord pas le léger rictus qui avait prit place sur les lèvres de Miakym
.

- « Comment se débarrasser d’un boulet 101 ». Très intéressant, mais si vous pouviez revenir un autre jour, j’aurais peut-être plus de facilité à mettre en pratique. Je n’en suis qu’au chapitre 2, vous comprenez…

...
Splendide !
C’était tout bonnement spectaculaire. Elle aurait pu s’énerver, ou bien prétendre à tord que cela ne l’atteignait pas, au lieu de quoi elle lui répondait calmement, sur un ton pourvu d’un sarcasme parfaitement dosé. C’était exactement ce qu’il attendait d’elle. Non, en fait c’était largement mieux. Plus aucun doute, elle était parfaitement prête pour ce qu’il allait lui proposer. Et puis, il ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle devait aussi s’amuser à ce petit jeu.. Juste à peine, au fond d’elle.
Elle avait accompagné cette phrase d’un regard tout à fait clair, et il se plu même à lire dans ses yeux une visée qui le pointait du doigt. C’était la cerise sur le gâteau ! Smith réagit très simplement, pour cette fois. Pas de sourire tordu, pas de réplique vexante comme il pouvait en sortir à tout moment, pas de perte de patience. Juste un rire franc, qu’il ne se gênait pas d’afficher à gorge déployée, inclinant la tête en arrière, fermant les yeux. C’était simplement un rire sincère. Il était amusé par sa réponse, à la fois surprit et sincèrement amusé. Ce fut alors la réponse la plus franche qu’il pouvait prononcer qui s’échappa de ses lèvres
.

« Tu es surprenante. Je t’adore déjà ! »

Certes, elle allait peut-être le prendre pour un fou, mais elle devait comprendre que cette journée ne marquerait pas pour elle la seule rencontre d’un jeune homme qui se divertissait à la provoquer. Qui la testait. Elle devait comprendre qu’il y avait une suite à cette histoire, et une suite des plus intenses. Et même s’il avait pu prononcer ces quelques mots dans le but précoce de la mettre en confiance, il ne s’agissait pas de cela ici. Il s’agissait juste de paroles sincères, qu’il souffla comme un secret que l’on dévoile, comme une chose que l’on n’a pas le droit de prononcer. Pourquoi ? Parce qu’il avait l’interdiction de s’attacher à elle. Elle devait rester au stade d’élément lui servant à nettoyer son casier judiciaire qui se vidait à vue d’œil.

Déclipsant sa sacoche de sa main droite, il se retourna vers la gamine et lui sourit doucement. C’était presque un sourire reconnaissant, un sourire qui voulait dire « Bravo, tu as réussit ». C’est ce qu’il lui fit rapidement comprendre
.

« Bon, je suis fier de toi, petite. Il fallait que je sois sûr que tu tiennes le coup. Et ne me regarde pas comme ça ! Tu ne vas pas tarder à comprendre. A tout comprendre... Je ne t’ai pas choisie au hasard, Miakym. »

Glissant la main dans sa sacoche d’un geste assuré, il lui tendit une enveloppe quelque peu remplie. Il fallait qu’elle l’ouvre. Hochant la tête d’un air confiant, il attendit qu’elle saisisse l’enveloppe. Il pouvait lui paraître surprenant qu’il connaisse son prénom, mais autant qu’elle se réjouisse maintenant de ce moment unique où il ne la désignerait pas par un surnom péjoratif comme il l’avait déjà fait au cours de cette rencontre.
A présent, elle avait tout entre ses mains. Tous les horaires d’entrée et de sortie des personnes, les flots des plus abondants avec les horaires, les plans de la banque, les horaires de tous les agents de sécurité, l’organisation des rondes, le plan des salles les moins gardées, les grandes lignes sur le fonctionnement des technologies assurant la sécurité. En fait, il y en avait juste assez pour qu’elle soit assurée qu’il ne venait pas au hasard, mais trop peu pour agir. Trop peu, surtout quand on considérait le fait que l’homme qui l’observait connaissait son identité
.

« Maintenant, écoute-moi bien. A partir de maintenant, il va falloir que tu me fasses confiance. J’en ai assez pour t’aider à cambrioler cette banque, mais j’ai aussi besoin de ton aide. Je suis trop surveillé par les autorités pour agir moi-même, et je connais ton agilité.»

Il marqua une pause. Il fallait qu’elle comprenne qu’il savait tout d’elle, que l’enveloppe qu’elle tenait entre ses mains pouvait être récupérée à tout moment, et que si elle souhaitait rester en liberté, elle devait accepter. Il avait adopté un air sérieux, si elle était un minimum perspicace, elle devait comprendre qu’il ne s’agissait plus d’un petit jeu, mais d’un contrat déterminant leur avenir.

« Je ne vais pas m’éterniser plus longtemps. Soyons clairs : tu es une gamine audacieuse et ce qui t’intéresse, ce n’est pas le fric. Qu’est-ce que tu en ferais ? Moi par contre, j’aime ça. Alors je ne sais pas vraiment ce qui te pousse à faire un truc pareil, mais moi je suis prêt à t’aider.. Si tu te plies aux conditions. »

Il avait fait des efforts. Le mot « gamine » était accompagné d’un adjectif tout à fait mélioratif, et ainsi il lui montrait comme il l’avait cernée. C’était à elle de réfléchir, et il fallait faire vite.
Au fond, ce n’était pas mauvais pour elle, il fallait juste se résoudre à être aux ordres de Jason, en outres à ne plus compter que sur sa petite personne.


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MessageSujet: Re: « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »   Jeu 3 Déc - 13:12

Passive et à la fois ironique, cette phrase aurait normalement dû dissuader l’incongru de poursuivre son jeu, lui faire comprendre qu’elle n’entendait pas lui donner ce qu’il réclamait et qu’il perdait, littéralement, son temps avec elle. C’était, du moins, l’intention que lui donna MiaKym au moment où elle laissa ces mots glisser entre ses lèvres, celle de faire rebrousser chemin à Smith ou de le forcer à se mettre à table, mais quelle ne fut pas sa surprise quand celui-ci manifesta une réaction pour le moins… inattendue.

Éclatant d’un rire franc et bien peu dissimulé, l’homme sembla trouver fort amusante la plaisanterie qu’avait formulé l’asiatique à son égard, provoquant même un léger sursaut chez cette dernière tant cette exclamation fut subite. Alors, interloquée, elle adopta une expression mitigée entre l’incompréhension et la surprise, accordant à Smith un regard qui témoignait de sa stupéfaction. Quelques regards se tournèrent évidemment vers les deux protagonistes, mais ils s’en désintéressèrent heureusement sitôt que l’homme reprit son sérieux, ce qui n’empêcha pas à nippone de s’indigner intérieurement; aurait-il pu les faire remarquer un peu plus encore, tant qu’à y être? Mais qu’est-ce qui lui avait prit, à cet abruti?

Elle laissa échapper un soupire au moment où l’homme reprit brièvement la parole, envoyant son regard vers la tête blanche qui les avaient observés depuis l’autre côté de la rue pour s’assurer qu’elle s’était également résigné à poursuivre sa route, avant d’en revenir une fois encore à son bouquin, exaspérée. Elle ne délaissa cependant son interlocuteur que l’espace d’une seconde, puisqu’elle lui accorda un nouveau regard en coin au moment où un très faible « clac » se fit entendre, intriguée qu’elle était par ce que pouvait bien être la source du bruit. Mais si elle s’évertuait à jouer les indifférentes en se concentrant sur l’œuvre qu’elle tenait entre ses mains, elle baissa pourtant sa garde l’espace d’une seconde, alors que Smith avait prononcé son prénom. Interdite, elle ne sut s’empêcher de tourner instinctivement la tête vers lui, et la seule chose qu’elle fut en mesure de faire pour se reprendre un tant soit peu fut de se stopper soudainement à mi-chemin, comme prise entre l’orgueil et la curiosité; Mais d’où diable connaissait-il son prénom? C’est un flot abondant de questionnements qui envahit à ce moment l’esprit de MiaKym, qui eut la désagréable sensation de sentir le sol se dérober sous ses pieds; elle était piégée. La curiosité de l’orpheline s’était transformée en brides entre les mains de Smith, était littéralement prisonnière de l’attente qu’il faisait naître en elle et dont paradoxalement, elle ne tentait même pas de se défaire. Que n’avait-elle donc pas comprit et qu’il s’apprêtait à lui expliquer? Qu’avait-elle réussi; Pourquoi présentait-il son choix comme n’était pas dû au hasard; Que savait-il d’autre sur elle que son tempérament et son identité?

Elle le vit alors lui tendre une enveloppe tirée de son sac, hochant la tête d’un air encourageant comme pour l’inciter à saisir le présent. Il fallut quelques secondes avant qu’elle n’ose effectuer le moindre mouvement, regardant alternativement le paquet et son détenteur en semblant flairer le piège, et pourtant, elle fini par tendre une main qu’elle ramena presque aussitôt vers elle d’un geste hésitant, regardant Smith à nouveau avant de se décider à prendre l’objet entre ses mains. La nippone l’ouvrit ensuite sans plus attendre, en extirpant d’abord le bout de quelques unes des feuilles qu’elle contenait avant de comprendre exactement de quoi il était question. Intriguée, c’est alors les documents en entier qu’elle sortit presqu’entièrement de leur contenant, parcourant rapidement ceux-ci avec intérêt avant que Jason ne reprenne à nouveau en lui exposant enfin la raison de sa venue.

Il marqua ensuite une courte pause, la voleuse étant suspendue aux lèvres de l’homme en attendant que celui-ci lui accorde davantage d’explications, ce qu’il ne tarda heureusement pas à faire puisqu’il reprit quelques instants plus tard pour mettre les points sur les « i ».


« Je ne vais pas m’éterniser plus longtemps. Soyons clairs : tu es une gamine audacieuse et ce qui t’intéresse, ce n’est pas le fric. Qu’est-ce que tu en ferais ? Moi par contre, j’aime ça. Alors je ne sais pas vraiment ce qui te pousse à faire un truc pareil, mais moi je suis prêt à t’aider... Si tu te plies aux conditions. »

… Pardon? À peine lui exposait-il son plan qu’il parlait déjà de règles de jeu? L’ayant étudiée et observée au point de sembler connaître les aspects les plus développés de sa personnalité, il réaliserait sans doute sous peu qu’il aurait eut avantage à formuler autrement la fin de sa phrase, du moins s’il souhaitait que l’asiatique ne se désintéresse pas totalement de cette idée d’éventuelle collaboration. La première réponse qu’elle lui offrit fut d’ailleurs le dernier mot qu’avait prononcé l’homme, glissant en un murmure entre les lèvres de l’asiatique qui, songeuse, en était revenue aux documents. « Conditions »… Non, cette idée ne lui plaisait définitivement pas. Elle qui avait choisit d’appartenir au monde criminel pour abolir les lois qui avaient pendant trop longtemps régies son univers, qui effectuait des vols non pas pour le butin mais pour le sentiment aphrodisiaque de liberté qui l’habitait chaque fois qu’elle violait les règles, si même dans cet ultime moyen d’évasion elle devait voir sa liberté charcutée par des conditions quelconques, ça n’allait pas le faire, hein.

Pourtant, sinon cette légère bévue sur le plan de l’approche, le mensonge de Smith était en tout points parfait: Comment aurait-elle pu soupçonner de travailler pour les autorité quelqu’un qui lui fournissait absolument tout ce dont elle avait besoin pour effectuer un vol parfait, et qui lui demandait en plus d’effectuer pour lui un cambriolage en lui exposant précisément quels étaient ses intérêts? Non, pas même l’ombre d’un soupçon n’avait vu le jour tandis que l’homme s’était adressé à elle, et ce dernier avait eut parfaitement raison de miser sur ses talents de manipulateur pour tourner à son avantage la situation.

Elle sembla absente l’espace d’un instant, son regard se baladant de gauche à droite sur les documents qu’il venait de lui donner sans qu’elle ne s’attarde vraiment sur leur contenu. Elle devait absolument se ressaisir, ne pas perdre le contrôle, et savoir lui démontré que malgré l’étonnement elle ne perdait pas ses repères, qu’elle maîtrisait la situation. Parce que s’il percevait cette faille qu’elle avait malheureusement eut la négligence de laisser paraître l’espace d’une seconde, alors il aurait gagné, peut-être pas la partie mais au moins une manche, et c’aurait déjà été trop.


« Laissez-moi résumer la situation…Vous qui possédez un visage trop connu au sein des autorités venez à moi afin que je cambriole pour vous cette banque, c’est bien cela? »

Elle marqua à son tour une courte pause, ramenant son regard vers Jason; il était temps de lui faire comprendre qu’elle ne considérait certainement pas comme étant inférieure, et qu’elle n’était pas aussi facile à appâter qu’il avait eut la prétention de le croire. Alors, n’ayant laissé s’écouler qu’une seconde afin de ne pas donner à son interlocuteur le temps d’intervenir, elle reprit.

« Ce qui implique que vous me savez parfaitement apte à infiltrer la dite banque, et donc qu’avec un peu plus de temps, ce que vous venez de me remettre m’aurait été totalement inutile puisque je serais parvenue à l’amasser par moi-même, étant un tant soit peu compétente, ce que je me permets de croire que vous pensez puisque vous ne m’avez « pas choisie par hasard »… Votre aide ne m’étant donc que très superflue, que gagnerais-je à travailler pour vous, monsieur Smith?»

Le pauvre, pour se prendre un mur, il fallait dire qu’il ne faisait pas les choses à moitié. Elle laissa alors glisser les feuilles dans leur enveloppe, refermant doucement celle-ci avant de la tendre vers l’homme sans même lui accorder un regard, visiblement peu intéressée par sa proposition.

« Ce qui me pousse à faire un truc pareil, comme vous dites, relève d’un concept de liberté que je mettrais trop de temps à vous expliquer si seulement j'estimais que vous puissiez chercher à le comprendre. L’essentiel à retenir est que je suis mon propre maître, et que de travailler « pour » quelqu’un sous l’égide de conditions quelconque n’est pas tout à fait ce que je recherche en matière de satisfaction. La réponse est donc non, je ne travaillerai pas pour vous…»

Elle laissa cette fois s’écouler quelques secondes, laissant croire au criminel que la conversation était pour elle arrivée à terme, et prenant d’ailleurs un malin plaisir à imaginer la déception qu’il devait ressentir en cet instant. Elle avait bien entendu mit l’emphase sur le mot « pour » afin de lui faire comprendre quelle était la raison précise de ce refus effrontément formulé, mais pourtant… si elle ne voyait absolument aucun intérêt dans le fait de travailler pour quelqu’un, l’orpheline demeurait parfaitement consciente qu’une collaboration comme celle-ci ne pourrait que lui être bénéfique. En quoi? En premier lieu pour les innombrables informations qu’il venait de lui donner et qui témoignaient d’une expertise considérable en matière de vol, et donc par extension pour toutes les choses qu’elle serait en mesure d’apprendre en travaillant ainsi aux côtés d’un professionnel (ce qu’il était parfaitement possible de supposer qu’il était, puisque les forces de l’ordre semblaient se pencher – d’après ses dires – sur son cas avec beaucoup d’intérêt). Sans compter que malgré cet orgueil et ce côté quelque peu asocial qui avaient toujours étés choses intègres à sa personnalité, il en était aussi de même pour la curiosité et le désir d’apprendre qui avaient été ses guides dans la plupart de ses péripéties.

Ce n’est alors qu’après avoir laissé croire quelques instants à Smith que sa cause était perdue qu’elle revint à la charge, ne ramenant pas immédiatement ses prunelles vers l’homme, comme dans l’intention de rendre la chose encore plus surprenante.


« Cependant… je ne suis pas totalement contre le fait de travailler « avec » vous, si bien entendu l’idée de bosser aux côtés et à même titre d’une « gamine » ne vous rebute pas trop… »

Relevant seulement alors les yeux vers lui, MiaKym ne sut dissimuler cette légère pointe de malice qui brillait dans son regard; il fallait qu'il comprenne que ce n'était pas par crainte de voir son identité dévoilée au grand jour qu'elle acceptait de faire preuve d'un peu plus d'ouverture d'esprit, mais bien par simple quête de défi, par besoin d'assouvir la curiosité qu'il avait fait naître en elle. et qu'il pouvait, bien qu'elle ait du mal à se l'avouer, considérer comme une première victoire; À lui maintenant de se débrouiller pour rester en tête...



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MessageSujet: Re: « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »   Dim 6 Déc - 9:43

Le fait qu’il connaisse son prénom avait su l’étonner, la suite d’autant plus. Chaque phrase, prononcée avec attention, pouvait laisser entendre à la demoiselle qu’en vérité elle n’avait pas le choix. Elle avait été surprise et il avait apprécié cette expression à la fois tentée et retenue, à la fois sur le point de craquer et parfaitement maîtrisée. Oui, elle était douée, car beaucoup d’autres personnes se seraient jetés sournoisement sur l’enveloppe, et auraient d’ailleurs craqué devant son petit jeu bien avant d’en arriver à ce stade des opérations. Elle avait mérité l’enveloppe qu’il lui tendait, elle avait véritablement l’aptitude à faire ce contrat avec lui.
Pourtant, elle avait su tourner la situation à son avantage, étant donné la rigueur avait laquelle elle l’avait fait attendre jusqu’à lui donner une réponse. Négative bien entendu.

Sa première intervention lui avait laissé deviner qu’il avait présenté les choses d’une mauvaise façon, et bien entendu, il était convaincu du contraire. Certes, il était connu par la police, et lui avait dit clairement, mais elle devait comprendre par là qu’il s’y connaissait largement en tout ce qui aurait pu lui être utile : armement, techniques policières, méthodes de vol, astuces utiles. Lorsqu’elle ajouta qu’elle était parfaitement apte à réunir ces informations, il étira un léger sourire. Croyait-elle qu’il se serait prêté à ce petit jeu d’observation, assit sur un banc, mimant une parfaite lecture ? Comme il lui avait dit, il était surveillé, et il ne serait pas passé inaperçu. Non, ses informations avaient été obtenues bien plus salement, par échanges, par tromperie, par sommes d’argent considérables. Mais surtout, par ce que la police avait pu lui offrir pour la convaincre, en réalité juste assez pour qu’elle comprenne que ces informations, elle n’était pas réellement apte à les obtenir. Enfin, si elle était prétentieuse à ce point, que pouvait-il y faire ? Sachant parfaitement que l’adjectif « prétentieuse » était en parfait désaccord avec la personnalité de la petite, il se plaisait à penser qu’elle s’était mit en tête de le manipuler. Le manipuler, lui ? Etait-ce une blague ? Pourtant, lorsqu’elle poursuivit son intervention, il ne put éviter un pincement de cœur, une épingle chatouillant son orgueil avant de s’y enfoncer brièvement, par petits coups. C’était à son tour de s’amuser. Elle avait saisit sa personnalité, sa faille. Et il détestait ça.

Lorsqu’elle le fit attendre avant de poursuivre, il eut tout le temps de réfléchir. Fallait-il tenter de la convaincre ou la laisser attendre ? Dans tous les cas, il réussirait. Pour la simple et bonne raison qu’il avait encore des arguments dans sa poche. Optant donc pour un air sérieux, il l’observa se réjouir discrètement à l’idée de l’angoisser. Il n’était peut-être pas angoissé, seulement.. Contrarié. Contrarié parce qu’il avait toujours eut, à l’exception d’Adara, tout ce qu’il voulait en un claquement de doigt. Et que cette fois encore, il devrait faire preuve d’originalité par rapport à ses méthodes habituelles. Dans un sens, elle montait encore dans son estime, mais de manière bien étrange, puisqu’en se jouant de lui, il adoptait une méthode très semblable à celle de Smith : le mensonge. Enfin, ici c’était un simple jeu de mot, elle ne voulait pas travailler pour lui, mais avec lui.
Lorsqu’elle lui annonça la couleur, concluant sur le fait qu’elle était en mesure d’accepter si le terme « avec » s’imprégnait sérieusement dans le cerveau de Smith, il haussa les épaules. Geste banal, effectué comme un « tant pis ».

C’était bien simple, ils étaient à égalité. Il l’avait fortement contrariée, elle avait blessé son orgueil. Elle était juste faite pour être en contrat avec lui, ils s’entendraient à merveille par la suite. En attendant, il avait comme un désir de vengeance. Il n’aimait pas être en égalité avec qui que ce soit, il aimait devancer les gens, les écraser, les dominer. Il avait un esprit prédateur, c’était le lion qui ne laissait personne empiéter sur son domaine. Or, elle venait de le faire clairement. Entrer dans son jeu, le blesser puis le surprendre, encore. Il n’avait pas laissé la moindre expression apparaître, il l’avait regardé sévèrement, avec cet air sérieux qui lui faisait clairement comprendre qu’il ne plaisantait pas. Ses yeux clairs perçaient ceux de l’asiatique, elle pouvait sentir sa détermination à obtenir ce qu’il souhaitait. Et en aucun cas cette détermination ne flancherait. Pourtant, il l’avait crue, avait douté de sa sincérité mais l’avait cru. Si elle n’avait pas gardé cette enveloppe entre ses mains, ni même observé ces documents avec un air si agréablement surprit, peut-être n’aurait-il aucunement douté de la sincérité de son refus. En outre, son acceptation fut plus un soulagement qu’une réelle surprise.
Mais il détestait l’idée qu’elle soit forte à ce jeu, avait envie de lui sourire avec cruauté et de lui indiquer un quelconque gardien situé devant la banque. Juste lui dire qu’il la tenait, qu’étant donné son passé par très fier, il était en mesure de la dénoncer et que la police serait toujours apte à le croire, car il avait trahit et il le ferait encore. Il avait envie de la regarder et de lui dire : tu sais, petite, ton avenir est entre mes mains.
Pourtant, il n’en ferait rien. Il devait ravaler sa fierté et se contenter du plan. Il détestait ça, lui, il aimait suivre un plan au départ, et puis s’en éloigner, le fuir, le chasser, n’en faire qu’à sa tête, et réussir. Réussir à sa manière, pas à celle qu’on lui avait dicté. Cette fois-ci, s’il tenait à être oublié de la police, il devait s’en tenir à ce plan, et il était horriblement contrariant. Et puis, il ne savait pas encore qu’il regretterait des années d’avoir pu penser à la piéger si ouvertement.

Relevant la tête et haussant un sourcil, il finit par étirer un sourire. Allons, il ne fallait pas être mauvais joueur..


« Okay, petite, on est quittes. »

Il semblait finalement plus touché par l’idée d’être à son niveau plutôt que celle d’être enfin en mesure de faire affaire avec elle. Il fallait qu’elle sache que cela ne durerait pas. Il l’observa alors attentivement, revenant à son affaire.
Il n’aimait pas avoir à être en collaboration, il n’avait accepté cela que de Steeve et d’Adara jusqu’à présent et ne se doutait pas que l’attachement qu’il porterait à cette gamine serait aussi fort. Soupirant, il secoua la tête. Non, il ne pouvait pas la laisser gagner.


« En fait, il faut reprendre les choses depuis le début. Moi, je suis venu te voir, en connaissant parfaitement ton identité. Donc à la base, j’aurais pu me contenter de te livrer gentiment à la police, en échange d’une jolie somme d’argent. Je sais comment ça marche, je me suis fait avoir une fois de cette façon. »

Murmura-t-il avec un sourire mesquin. Bien entendu, c’était un mensonge, c’était toujours lui qui avait trahit, avant même que l’idée d’en faire autant passe par la tête de sa victime. Mais ça, elle n’avait aucun moyen de le savoir. Au jeu des mensonges, il était imbattable. Il pencha la tête sur le côté, provocateur, puis revint à son sérieux.


« Tu dois comprendre les choses comme ça : Tu en as fait largement assez pour être arrêtée, par contre moi je me suis contenté de te parler. Quant à cette enveloppe, c’est toi qui la tiens entre tes mains. »

Il marqua une pause, se prêtant au jeu qu’elle venait de lui faire subir. Enfin, il ne souhaitait pas la menacer, mais simplement lui montrer qu’il avait l’avantage.


« Je sais comment tu es. Tu détestes qu’on te donne des ordres, hein ? Tu es du genre rebelle, gagnante ? Pas de bol, petite, je suis comme ça moi aussi. Seulement, moi j’ai une dizaine d’années d’expérience en plus. Tu peux comprendre ça : on apprend très vite quand on est poussé à se débrouiller seul. »

Il avait eut le temps de la cerner, mine de rien. Apprenant qu’elle détestait être sous les ordres de qui que ce soit, ce ne pouvait provenir que d’un passé douloureux : être voué à s’en sortir seul, refuser l’aide en ayant peur d’être trahit, être accompagné au début et puis tout abandonner, vouloir réussir en solitaire. Et puis, un jour, vouloir s’en sortir à deux. Pour Jason, c’était venu quelques années auparavant. Pour Miakym, il était temps de comprendre qu’il fallait faire le grand pas, et se confier à un autre pour une fois.


« Ces documents, on ne les a pas par simple observation. On ne les a pas en restant assit sur un banc. Il faut se salir les mains pour les avoir, et même si je ne doute pas de ton courage, crois-moi que tu mettrais des mois, sinon des années avant de pouvoir intervenir. En résumé, tu tiens ce qui pourrait te permettre d’accélérer le temps et d’agir d’ici quelques mois. Ton principe de liberté n’est en aucun cas atteint et bien entendu tu seras en mesure de donner tes conditions toi aussi, mais je tiens à être à la tête de l’équipe. Parce que je suis bien placé pour savoir que la moindre erreur peut tout gâcher, et j’en ai vécu assez pour t’éviter toute maladresse. De plus, tu ne crains rien, si tu acceptes ce que je te propose, nous travaillerons ensemble, et tu en sauras assez sur moi pour avoir de quoi m’empêcher de te livrer à la police. Alors essaie plutôt de voir ça comme un accompagnement, une aide. Tu gardes le rôle central, n’oublie pas, moi je suis informateur et conseiller. Et accessoirement, directeur des opérations.»


Elle n’avait pas vraiment le choix, et présenté ainsi elle pouvait être apte à comprendre que l’intervention se Smith ne ferait pour elle qu’accélérer le déroulement des choses, et faire en sorte que rien ne soit oublié. Elle était ainsi, largement avantagée. A elle de s’en rendre compte.


The one who makes a beast of himself, gets rid of the pain of being a man.

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MessageSujet: Re: « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »   Sam 26 Déc - 23:12

Le suspens se faisait si cruel… À peine avait-elle prononcée le dernier mot de sa réponse qu’elle se pressait déjà d’entendre celle de Smith, parfaitement consciente de l’affront qu’avait pu représenter à ses yeux la dernière intervention de l’orpheline. Pourtant, il avait bien dû s’y attendre, l’ayant observée comme ce semblait être le cas, et même si elle espérait avoir su le surprendre par son assurance, la crainte qu’elle soit allée trop loin demeurait malgré tout; Chose qu’elle avait quelque peu de mal à comprendre, par ailleurs… après tout, de quoi avait-elle peur? Qu’il en soit contrarié? Qu’il rebrousse chemin? N’était-ce pas exactement ce pourquoi elle aurait tout donné, il y avait de cela quelques instants à peine? Elle ignorait elle-même ce qui avait amené un changement d’avis si soudain, ni même s’il était réellement question d’un changement d’opinion; tout ce qu’elle savait, c’était que cet homme éveillait maintenant bien plus sa curiosité que son mécontentement. Oui, elle avait en fait la curieuse et insolite impression d’être en pleine conversation avec son double caractériel: Têtu, joueur, vif d’esprit et déterminé… là étaient des traits de caractère qui ressemblaient foncièrement à ceux de l’orpheline! Et celle-ci n’avait plus qu’une seule envie, celle d’entrer dans la partie, et surtout de la gagner.

Un mince sourire se dessina sur les lèvres de l’asiatique au moment où Smith lui dit qu’ils étaient quittes, sourire qui se dissipa malheureusement à peine un instant plus tard, quand l’homme reprit sur un ton qui, disons-le, plut relativement moins à l’orpheline. Il lui annonça alors effrontément qu’il aurait été en mesure de se contenter de la livrer à la police, de la vendre aux autorités pour une quelconque somme d’argent, la jeune fille se demandant s’il avait réellement l’intention de tenter d’acquérir sa collaboration grâce à la menace ou s’il ne faisait que lui démontrer par cet exemple qu’il désirait travailler avec elle, et que cela valait plus encore que la prime qu’il aurait pu tirer d’elle.

Les sourcils froncés, elle le laissa parler sans prononcer le moindre mot; mais qu’avait-il donc pour ne pas saisir la chance qu’elle venait de lui donner? Il était venu à elle en espérant la convaincre de travailler pour lui, usant d’abord d’une approche qui s’avéra fort peu appréciée pour poursuivre sur une optique tout à fait semblable, et pourtant, elle lui avait laissé sa chance, lui avait proposé de travailler « avec » lui et non « pour » lui, lui accordant ainsi pratiquement entièrement ce qu’il réclamait tout en conservant sa liberté, et ça ne lui suffisait pas? Ce type était terriblement borné… probablement autant qu’elle, en fait, mais il ne s’en tirerait pas comme ça, non, pas aussi facilement. Il avait peut-être une dizaine d’années d’expériences de plus qu’elle n’en avait, mais il n’en demeurait pas moins handicapé pour autant : Après tout, il n’était même plus en mesure de commettre librement ses délits, il se devait de faire appel à de jeunes expérimentés pour prendre les risques à sa place. Lui, il lui fallait un allié, tandis qu’elle, elle ne nécessitait que d’un peu de patience… lequel d’entre eux était le plus désavantagé?

Mais d’’un autre côté, elle ne pouvait ignorer la part de vérité dans ce qu’il avait exposé; ayant côtoyé l’univers du crime considérablement plus longtemps qu’elle-même n’avait eut le temps de le faire, il avait certainement acquérit une expérience significativement plus accrue, plus développée. Elle avait certainement beaucoup à tirer des enseignements qu’il pourrait lui transmettre, et elle était consciente que c’était une chose qu’elle n’était malheureusement pas en mesure de démentir.

Et cette manière qu’il avait de lui démontrer qu’il l’avait cernée, c’était si… intimidant? Intriguant, mystérieux, impressionnant… Depuis combien de temps l’observait-il? Que savait-il d’elle, exactement? Son nom, son âge, son tempérament? Connaissait-il ceux avec qui elle avait travaillé, ou même savait-il seulement qu’elle œuvrait seule pour la première fois? « Je sais comment tu es ». Cette phrase s’était sournoisement échappée d’entre les lèvres de Smith, comme un venin libéré pour venir se perdre dans les veines de l’asiatique, la glacer d’effroi. « Je sais comment tu es ». Cela révélait non seulement qu’il l’avait suffisamment étudiée pour prétendre connaître et comprendre son comportement, mais elle rappelait également qu’elle, à l’opposée, était totalement démunie. Elle ne connaissait rien de lui sinon son nom et son visage, tandis qu’elle en était à se demander ce qu’il ignorait encore, et non ce qu’il savait tant il semblait la connaître. Et curieusement, si d’être aussi vulnérable aurait normalement dû l’inquiéter, cette pensée ne donnait qu’encore plus envie à la voleuse de vouloir relever le défi, foncer tête baissée et lui montrer ce qu’elle valait vraiment.

Pas un seul instant le regard de l’asiatique n’avait quitté celui de Smith tandis que ce dernier s’était exprimé, l’adolescente laissant planer un long silence après que l’homme eut terminé. Être à la tête de l’équipe, c’était donc ce qu’il convoitait tant? Mais que perdait-il, à travailler au même niveau qu’elle? Était-ce si rabaissant, si humiliant? Il n’y avait rien à comprendre… sinon que ce gars-là était aussi déterminé à être le maître des opérations qu’elle l’était à travailler librement. Mais s’il voulait jouer, il ne serait pas déçut. Elle lui montrerait qu’elle valait autant que lui, qu’elle méritait sa considération, et qu’elle méritait aussi de travailler à ses côtés et non sous ses ordres. Et si pour cela elle devait lui laisser croire qu’il était à la tête des opérations, alors elle le ferait… à condition que cela reste supportable.

Un long moment s’écoula alors que l’asiatique parcourait le visage de Smith dans les moindres détails, sourcils froncés cette fois sous le poids de la réflexion; elle ne parvenait pas à deviner ses intentions, son regard paraissait si franc, et pourtant… Il y avait quelque chose de dérangeant. Quelque chose qu’elle n’aurait su décrire, ni comprendre, peut-être ce désir de supériorité hiérarchique, elle ne le savait trop… Allait-elle réellement se lancer dans une aventure aussi imprévisiblement rocambolesque, ce sans même connaître celui qui devrait être son guide?

Elle laissa échapper un léger
« Mmh… » sans s’en rendre compte, ramenant son regard dans les yeux azurs de l’homme qui l’avait précédemment scruté avec autant d’attention. Elle avait besoin de savoir, de savoir ce qu’il connaissait d’elle, pourquoi il l’avait choisie, qui il était et ce qu’il attendait d’elle, depuis combien de temps il l’avait observée, jusqu’à quel point il l’avait étudiée, si elle parviendrait à se montrer à la hauteur, à le convaincre de leur égalité… Elle n’avait rien à craindre, et avait confiance en ses capacités; ce n’était pas un type venu de nulle part qui saurait la faire reculer.

L’orpheline se redressa faiblement, détachant son regard de l’homme l’espace d’un court instant en se mordillant négligemment la lèvre inférieure, avant de se décider à prendre la parole pour prononcer un seul, un unique mot en guise de réponse.


- Entendu…

Elle se leva alors, ramenant son regard vers Smith en le sondant encore l’espace d’une seconde cette fois, pour reprendre ensuite.

- J’accepte votre offre… j’espère que vous ne me le ferez pas regretter.

Elle afficha un léger sourire pour détendre l’atmosphère, laissant comprendre à Smith que cette phrase avait été prononcée avec une pointe d’humour. S’ils étaient associés, alors autant veiller à ce que leur entente ne soit pas trop mauvaise, après tout. Se saisissant du livre dont elle n’avait finalement pas lu une ligne, l’asiatique le rangea dans son sac avant de porter la bandoulière de celui-ci à son épaule, visiblement prête à partir.

- J’aimerais vous revoir pour pouvoir discuter de mes conditions si possible, puisque vous avez dit que j’y aurais droit… J’y réfléchirai aujourd’hui, et nous pourrions nous retrouver, disons… demain? Au parc du centre-ville? À 12h, ce serait bien.

Elle avait déposée l’enveloppe aux côtés de Jason, démontrant ainsi qu’elle ne se contenterait pas des informations qu’il lui avait fournies mais qu’elle désirait également apprendre, qu’il pouvait être certain qu’elle ne profiterait pas de son présent, puisque dans un tel cas elle aurait simplement pu partir avec celui-ci en main et ne plus réapparaître. Puis, après avoir fait quelques pas, elle se retourna à moitié, laissant échapper un
« À demain, je présume. » à Smith avant de s’éloigner, traversant le boulevard pour se rendre de l’autre côté de la rue, juste aux devants de la banque.

Certes, Smith pouvait se demander ce que le « je présume » avec lequel elle avait conclut pouvait cacher, puisque si l’asiatique semblait en avoir terminé pour la journée, ce n’était là qu’une impression; elle avait un petit quelque chose derrière la tête, une note finale pour s’assurer de clore convenablement leur rencontre.

Elle se rendit auprès du dit gardien posté devant la banque, le regard vers le sol, adoptant un air à la fois grave et embarrassé. Arrivant aux côtés de l’homme, elle se saisit de sa manche en tirant un petit coup pour que son attention se porte vers elle, évitant son regard comme si le poids de l’anxiété la forçait à baisser la tête. Alors, elle attendit qu’il la questionne avant de prendre la parole d’une voix timide, tremblotante, jouant à merveille la jeune malheureuse à qui on venait de causer du tord.


- Il y a quelque chose qui ne va pas, mademoiselle?
- J… je – c’est qu’il… l’homme, assis sur le banc, il… il a voulu, me…

L’homme fronça les sourcils, fixant la pauvre jeune fille qui venait se confier à lui avec intérêt en attendant la suite de sa confidence, l’air d’appréhender ses paroles comme s’il les connaissait déjà.

- Il a dit que pour de l’argent, je… je pourrais faire quelques photos, pour lui… il a… il a posé sa main sur ma… ma cuisse, je pense qu’il voulait que…

L’interrompant, l’officier fit un signe de tête, lui demandant de rentrer chez elle en lui assurant qu’il se chargerait de l’homme en question. Elle se contenta d’un pudique hochement de tête, ce toujours sans l’avoir regardé, reprenant ensuite sa route tête baissée. Elle releva son regard une fois qu’elle se fut éloignée, un sourire malicieux se dessinant lentement sur le visage de la nippone tandis qu’elle reprenait le chemin de son appartement; Il s’était joué d’elle et l’avait testée afin de savoir si elle serait à la hauteur de la tâche qu’il avait souhaité confier à la nippone, et elle jugeait tout à fait légitime d’en faire autant… Si Smith parvenait à la rejoindre au rendez-vous du lendemain malgré le différent évident qu’elle venait de lui occasionner avec ce policier, alors elle jugerait qu’il en vaudrait la peine. Autrement, s’il ne pouvait trouver de solution face à un problème aussi bénin (enfin, qui aurait dû l’être vu l’expérience dont il se vantait), en bien… tant pis? Le pire qui pouvait arriver était qu’elle reprenne son travail où elle l’avait laissé, comme si cette rencontre n’avait tout bonnement pas eut lieu, alors elle n’avait pas tant à perdre. Et pourtant… inconsciemment, elle espérait qu’il sache se montrer à la hauteur à son tour, qu’il soit réellement aussi doué qu’il venait à l’instant de le prétendre;
« Allez, Smith, montrez-moi ce que vous savez faire… »



~ Petite chose d'Ethan Blight ~


Dernière édition par MiaKym Naoki le Sam 23 Jan - 15:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Il pouvait pas se choisir un autre banc, celui-là? »   Sam 2 Jan - 11:17

L’attente avait été bien trop longue. Elle l’avait écouté avec soin et presque avec patience. Elle avait plongé son regard dans celui, bien trop clair, de Jason. Il avait poursuivi, imperturbable, juste concentré, convainquant, assuré. Juste comme elle ne l’aimait pas. Mais ça avait quelque chose de satisfaisant de parler sur ce ton, de se faire écouter, de se faire haïr le temps de quelques paroles, de quelques outrages, de quelques battements de cœur. Car il ne savait pas que cette rencontre allait marquer sa vie, mais il y avait ce soupçon d’incompréhension en lui qui lui soufflait de rester sur ses gardes. Cette petite était visiblement intelligente, c’était dur à admettre mais oui, elle était largement à son niveau, et il était sur le point de le découvrir. Alors, lorsqu’elle laissa le silence s’installer entre eux après tant de démonstrations, il ne su que l’observer de la même manière qu’elle l’avait observé, juste concentré, les sourcils froncés, l’air partagé entre méfiance, attention et sérieux.
Ainsi, lorsqu’elle répondit d’un air sûre l’équivalent d’une réponse positive, il du se concentrer pour ne pas montrer son étonnement. Allons, ça ne pouvait être si simple… Il y avait quelque chose qui clochait.


- J’accepte votre offre… j’espère que vous ne me le ferez pas regretter.

Le sourire qui accompagna cette phrase fut.. Comment dire ? Perturbant. Présent à la fois pour détendre l’atmosphère et pour introduire d’autant plus de doutes dans l’esprit de Smith. Il répondit par un léger sourire, haussa un sourcil d’un air méfiant. Se doutait-elle qu’elle était un outil pour la sureté judiciaire de ce criminel ? Probablement pas. Elle n’avait aucun moyen de le savoir. Elle s’était levée, avait saisit son livre et semblait prête à quitter les lieux. C’était étonnant, on aurait presque dit qu’elle était pressée. Comme si quelque chose l’attendait autre part, quelque chose de toute à fait distrayant. Il n’avait pas prononcé le moindre mot, mais se leva à sa suite, en parfait gentleman. Il récupéra l’enveloppe, satisfait. De toute façon, il ne lui aurait pas laissé.

- J’aimerais vous revoir pour pouvoir discuter de mes conditions si possible, puisque vous avez dit que j’y aurais droit… J’y réfléchirai aujourd’hui, et nous pourrions nous retrouver, disons… demain? Au parc du centre-ville? À 12h, ce serait bien.

Il hocha la tête, se retint même de lui tendre la main. Elle lui apparaissait déjà comme sa collègue, mais surtout son moyen de libération. Elle lui donnait un rendez-vous, professionnel bien entendu, et posait les conditions. Il aurait préféré le faire lui-même, mais il n’allait pas en plus la contrarier sur ce point.. Il approuva donc.

« J’y serai. »

Clair et net. Pas besoin de partir en argumentation, il avait déjà dépassé son quota pour les quelques heures à venir. Puis, elle s’éloigna, laissant glisser quelques paroles qui flottèrent dans l’esprit de Smith un instant. Je présume ? C’était étrange.. En effet, elle pouvait très bien ne pas s’y présenter. Ou bien envoyer des policiers. Enfin, sachant parfaitement qu’il connaissait son identité et qu’il savait où la trouver, pourrait-elle faire ça ? Elle reviendrait de toute façon dans les alentours de la banque, jamais elle n’aurait abandonné un tel projet simplement pour se détacher d’un homme qui jouait la sangsue pour obtenir sa collaboration dans une mission..

« Cela ne dépend que de toi.. »

Murmura-t-il tandis qu’elle s’éloignait sans attendre de réponse. Il la fixa un instant puis s’assit de nouveau sur le banc, songeur. Il fallait qu’il comprenne pourquoi elle avait paru si sûre d’elle. Elle avait accepté tellement soudainement.. Elle attendait surement quelque chose de lui. Peu importe de quoi il pouvait s’agir, il devait se méfier.
Les yeux perdus dans le vide, il fixait un point qu’il ne voyait même pas lui-même. Juste un point invisible, source de réflexion. Ce fut au moment où il se décida à se lever et à fuir les lieux pour ne pas être repéré que son regard s’anima. Etrangement, il tomba sur une silhouette dont l’uniforme lui était plus que familier. Un flic.


"Hé, toi! Il va falloir que tu me suive."

La voix faussement autoritaire n’avait visiblement pas suivie le chemin de la diplomatie, c’en était bien dommage. Premièrement, Jason ne fit aucun rapport avec la gamine. Il était resté là un moment sans bouger, c’était peut-être étrange de la part d’un criminel. Mais pourquoi lui demander de le suivre ?
Habituellement joueur, il décida de ne pas être sage pour aujourd’hui. Il se leva donc après avoir attrapé sa sacoche, un sourire malicieux accroché aux lèvres, glissant sa main gauche dans sa poche, serrant le couteau encore fermé contre sa paume. Son regard balaya les alentours. Personne ne semblait leur prêter spécialement attention, surtout pas les autres policiers situés de l’autre côté de la banque. Il était seul, vulnérable à l’exception de l’arme à sa ceinture. Arme qu’il saisit d’ailleurs sans la sortir, contrarié de voir que le « Monsieur » ne le suivait pas docilement. Le policier était du type gros et mal dans sa peau, relativement pitoyable face à Jason. Il avait surtout l’air en début de carrière, et ce n’était certainement pas ce qui était susceptible d’arrêter un criminel. Jason étira alors un nouveau sourire, amusé. Il commençait à les connaître, ces hommes du domaine de la sécurité
.

« Mmh.. Et j’ai droit à une explication ? »

Le flic stressait déjà, il avait serré le poing pour ne pas trembler. D’énervement, de stress, d’hésitation. Se doutait-il du genre de criminel devant lequel il se tenait ? Il grimaça, méprisant devant Smith.

« Certainement pas, pervers ! Maintenant ça suffit, tu me suis ! »

Pervers ? Jason se ressaisit avant de montrer son étonnement. Pervers ? Le mot raisonna dans sa tête, puis tout se mit en place. La gamine. Son regard balaya la place jusqu’à repérer la silhouette de la petite, figée devant la scène, profitant peut-être même à l’idée de se dire que la rage commençait à bouillonner dans les veines de Smith. Malheureusement pour elle, ce fut un rire qui s’échappa de sa gorge. Alors il rit un moment, hilare, à priori jouissant de la situation dans laquelle il se trouvait. Ce qu’elle ne savait pas, c’est que même s’il était arrêté, il serait relâché par l’homme même qui l’avait envoyé retrouver la petite pour la piéger. Cependant, il ne comptait pas se faire emmener. Il ne comptait ni la décevoir ni la satisfaire, simplement l’étonner. Lui prouver l’influence qu’il avait sur ces pantins. D’ailleurs, il ne comptait pas nier sa culpabilité, puisque de toute façon le policier avait un avis sur lui qui ne changerait que par la manière brutale. Il ne trahirait pas non plus la petite, sa gueule d’ange lui suffirait à ne jamais la faire suspecter, et dire qu’elle avait inventé tout ça aurait paru ridicule. S’approchant donc d’un pas, il secoua la tête, retrouvant son sérieux. Le policier frémit, puis se raidit dans sa posture. Si elle avait voulu le tester, il aurait fallu lui envoyer un vrai mec, un courageux.
Tandis qu’il n’était qu’à quelques centimètres du flic, il se retourna, et commença à marcher en s’éloignant de la place. Calmement.


« Fais pas le con ! Reste là ! Je t’ai dit de me suivre ! »

Jason n’entendait pas de cette oreille. Faisant quelques pas jusqu’à atteindre une ruelle relativement étroite et sombre par les murs hauts qui l’entouraient, Jason fit face au policier, souriant. Le flic avait sorti son arme et l’avait plaquée contre son corps, trop jeune pour s’en servir. Allait-il tirer la première balle de sa carrière, risquer de tuer un innocent –puisqu’il n’avait aucune preuve quant à sa culpabilité- et perturber l’ordre publique en créant la panique en plein milieu d’une place ? Il l’avait ainsi suivit docilement jusqu’à la ruelle, assez éloignée de la banque pour que la gamine doive se rapprocher si elle tenait à suivre des yeux la scène.

« Alors, tu me suis ? On joue à trappe-trappe ? »

Jason, provoquant, venait de lancer le jeu. Il tenait déjà les fils de la marionnette. Il ne pouvait plus se faire avoir, sauf si le jeune homme se décidait à tirer. Mais il était juste trop inexpérimenté, et son angoisse allait le porter à son échec. Il suivit donc une nouvelle fois Jason qui s’enfonçait à petits pas dans l’obscurité de la ruelle, tandis qu’il pointait son arme sur le torse de Jason. Il visait déjà, le doigt posé sur la gâchette, tremblant. Le criminel s’avança, jusqu’à se retrouver contre l’arme. Il leva la main, attrapa le poignet du policier et repositionna le canon juste en face de son cœur, avant de sourire. D’ici, ni la gamine ni les autres devant la banque ne pouvaient les voir.

« Un coup, je suis mort. »

Il releva ses yeux clairs dans ceux du policier.

« Deux coups, tu ne doutes plus un instant. Il n’y a aucune chance que je m’en sois sorti. »

Serrant le poignet armé pour coller l’arme plus fortement contre la poitrine, il sourit d’autant plus.

« Trois coups, ça devient un peu pervers.. Mais tu devrais essayer, crois moi c’est tout à fait délectable. »

Il laissa s’échapper un éclat de rire, de nouveau hilare. Le policier restait à trembler, l’arme collée contre la poitrine de Jason, l’index raidit sur la gâchette. Son regard était fuyant, trahissait beaucoup trop son hésitation. Décidemment, ce jeune enchaînait les erreurs. Ne jamais hésiter. Ou bien ne pas le montrer. Smith le regarda alors, soupira, puis secoua la tête d’un air navré, jetant un regard à sa montre.

« Va falloir te décider, petit, j’ai une femme à retrouver d’ici quelques minutes de l’autre côté de la ville ! C’est pas que je m’emmerde ici, hein, mais bon.. A choisir entre mon lit et cette ruelle, le choix est pas bien compliqué..»

Le pire était peut-être qu’il ne mentait pas. La jeune femme l’attendait déjà probablement dans un café. Il devrait s’excuser, et lui offrir un verre pour se faire pardonner… Quelle dommage, hein ? Il laissa passer quelques secondes, puis retrouva son sérieux.

« Trop tard. »

Dans un craquement sonore, le poignet du flic se retourna sous la pression de Smith. Le coup parti vers les nuages, tandis que le jeune laissait un cri franchir sa gorge en tombant au sol. Il serrait son poignet fracturé contre son torse, pleurant lamentablement. Smith lui retira l’arme des mains, comme on retire un jouet dangereux à un enfant trop jeune. S’accroupissant devant le policier qui se collait au mur, il soupira.

« Alors, c’est ce que tu penses ? Que je suis un pervers ? »

|i]Doucement, il sortit le couteau de sa poche. Comme il était rangé, d’un coup sec il fit sortir la lame, qu’il observa un instant d’un air distrait, laissant glisser un doigt contre son plat, doucement. Puis, il le bloqua sous le cou du policier, laissant perler une larme de sang contre le métal argenté. Juste une goutte, juste de quoi le maintenir contre le mur. La veine palpitait sous la lame, affolée devant la menace.[/i]

« Hé bien, tu as raison. Je suis un pervers, un fou des lames, du sang, de la manipulation, de l’argent.. du sexe. Mais pas avec des gamines, petit, tu comprends ? Moi, les pédophiles, ça m’est insupportable. Le viol aussi. »

Il se releva, contemplant le policier de toute sa hauteur. Il étira un sourire charismatique puis rangea sa lame après l’avoir essuyée contre l’uniforme du policier sans aucune gène.

« Crois moi, petit, elles sont toutes parfaitement consentantes. »

Glissant une main dans ses cheveux, il prit une grande inspiration, contempla le flingue encore posé au sol avant de le prendre pour l’observer de plus près.

« Il n’était même pas chargé. »

Murmura-t-il avant de hausser les épaules. Cela expliquait l’assurance dont il avait fait preuve quelques secondes auparavant. Puis il fit demi-tour, laissant le policier avec sa douleur. Il avait fait les choses proprement ; remit en place par un bon médecin, son poignet serait bientôt en état et il pourrait reprendre sa carrière de policier raté. S’il le désirait toujours..
Il sortit alors de la ruelle après avoir glissé le flingue dans sa sacoche, dont il ne s’était bien entendu pas séparé. Il marcha alors sans se retourner, parfaitement calme, sa main pressée contre le couteau de nouveau refermé. Si la gamine l’observait toujours, elle aurait juste pu voir qu’il avait disparu de cette place par la ruelle, et qu’il en était ressorti seul. Quelques secondes après, le policier sortit en tremblant, le bras collé contre son torse.
Etait-elle satisfaite, ou plutôt apeurée ? Volontairement, il ne l’avait pas tué. Il ne voulait pas effrayer la petite, même si elle aurait raison de se méfier par la suite.


The one who makes a beast of himself, gets rid of the pain of being a man.

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